[Écrit le 21/09/21]

L’autre jour, tu sais quoi ? J’ai fait la bise à la mère d’un ami.

Ça devait faire un an que je ne faisais plus la bise. Que je n’embrassais plus que mon cercle très proche. Même cet-ami-son-fils, je l’avais juste salué de la main en arrivant.

Alors, que ma première re-bise soit avec elle, c’était très symbolique.

On s’est vues 2-3 fois seulement. Mais on s’aime bien. C’est comme ça.

On s’est vues, on s’est dit : « Bonjour ! Vous allez bien ?? 🙂  » et on s’est avancées spontanément l’une vers l’autre. Elle a remonté ses lunettes sur sa tête. Voyant que je ne bougeais pas, elle m’a dit : « On s’embrasse, ou pas ? »

J’ai dit : « J’ose plus, moi, avec tout ça ! »

Mais avec cet élan vers elle, tu vois . L’envie de l’embrasser, moi aussi, cette femme que j’aime bien.

Elle a dit : « Bon, je suis piquée. »

J’ai dit : « Pas moi ; allez, on s’en fout ! »

Et c’était douuux, cette joue contre la mienne ! Cet élan de deux coeurs qui ont envie de ce contact. Ce tout petit contact, qu’on leur apprend depuis plus d’un an à repousser.

« Gentils » et « méchants »

T’sais quoi, quand je suis rentrée chez moi, j’ai pensé : « Ils essaient de tuer l’amour, en fait, avec leurs gestes de distanciation. »

Et là, j’ai ajouté : « Quels pourris, quand-même ! »…

Mais alors, je me suis dit : « Non. Ils ne sont pas pourris. Ils jouent juste leur rôle. »

Leur rôle, c’est de mettre les nuages pour que nous choisissions la lumière, derrière.

Comme, tu sais, quand on dit que le ciel est gris.

Le ciel n’est pas gris. Ce sont les nuages devant qui le sont. Le ciel est toujours bleu, derrière.

Le soleil brille, toujours, quelque part dans le ciel. Même si on ne le voit pas.

Alors tout ça… le Covid, les gestes barrière, les pas-de-bise-c’est-dangereux… c’est juste les nuages.

L’Amour, ou la Peur ?…

La Vérité à laquelle je crois, c’est que l’amour, l’élan vrai du coeur, est le plus puissant « bouclier ».

Il suffit de voir cette femme, Amma. Elle embrasse des milliers de gens. Y’en a bien un qui est malade de quelque chose, dans le tas. C’est presque mathématique. Ben, elle ne tombe pas malade. Jamais. Parce qu’elle embrasse ces gens avec Amour. Avec le coeur. Par vocation. Parce que son Feu intérieur, à elle, c’est ça.

Et puis, l’état d’amour est l’une des fréquences vibratoires les plus élevées.

C’est le fait de se maintenir trop longtemps, constamment, dans des vibrations basses qui affaiblissent le système immunitaire et font qu’on tombe malade. (Genre, quand on regarde BFM TV en boucle… quand on s’empêche d’embrasser ses proches, de peur de les contaminer… alors qu’on en a envie, bordel ! Et eux aussi !)

Merci, Covid.

L’une des bénédictions cachées de cette maladie qui nous est envoyée par l’Univers pour nous aider dans notre évolution actuelle, c’est qu’elle nous force à lâcher les obligations. Elle nous a permis, ne nous mentons pas, d’arrêter de devoir lécher la pomme à des gens qu’on n’aime pas particulièrement, parce que c’était « comme ça qu’on faisait » jusqu’ici. Ouf ! On n’est plus obligé d’embrassouiller les gens par « politesse » !

Par contre, il reste des personnes qu’on a envie de prendre dans nos bras, avec qui on a envie de se rapprocher physiquement, le temps d’une bise.

Et ceux-là, je crois qu’il faut s’autoriser à les embrasser.

Parce qu’on le fait mutuellement avec le coeur.

Parce que, peut-être sans en être pleinement conscients, on choisit l’Amour plutôt que la Peur.

Et que c’est le meilleur vaccin qui soit, si tu veux mon avis.